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Pacific Express

Cecil B. DeMille

États-Unis | 1939 | 2h15 | VOSTF

Titre original : Union Pacific

Présenté par Jean-Loup Bourget

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Pacific Express illustre la grande épopée américaine du XIXe siècle : l’édification de la voie ferrée reliant la côte Atlantique des États-Unis à la côte Pacifique dans les années 1860, en pleine Guerre de Sécession. Deux compagnies sont en concurrence pour réaliser ce projet colossal. Par décision du gouvernement américain, elles se voient chacune attribuer la construction de la moitié du réseau. Alors que la « Pacific Express » se concentre sur sa mission, la compagnie concurrente, la « Central Pacific », semble bien décidée à empêcher par tous les moyens sa rivale d’arriver à ses fins.

Le film possède tous les codes du western, comme dans sa principale inspiration, Le Cheval de fer de John Ford (1924) : on y retrouve la figure de Lincoln, qui inspire la conquête de l’Ouest, et celle des Indiens comme obstacle au progrès, idée qui anime le mythe de la Frontière. Mais, ici, le code légitime le genre : avec La Chevauchée fantastique (Ford, 1939), Pacific Express est le film qui a permis au western de sortir de la série B, obtenant ainsi des budgets considérablement plus élevés. En outre, Pacific Express utilise le western pour interroger, par échos, l’histoire contemporaine des USA : en l’occurrence, il s’agit d’une célébration de l’unité nationale, aussi bien en réponse à la Grande dépression que face à la menace de la Seconde Guerre mondiale imminente.

« Accordons cela au film : c’est une véritable encyclopédie des aventures de la Frontière, où chaque péril imaginable est rencontré au détour d’un chemin, où chaque péripétie se réalise gentiment. Tous les ingrédients de base d’une épopée sur le cheval de fer y sont ; et quand M. DeMille insiste sur le fait qu’il a l’histoire de son côté – le démontrant par la précision documentaire de chaque colt, pelle, costume, numéro de machine et couvre-chef –, on sait qu’il pense, lui aussi, à l’histoire du cinéma. Car c’est un de nos traditionalistes favoris, et il n’existerait pas sans cela. » Frank S. Nugent, The New York Times, 11 mai 1939.

Réalisation Cecil B. DeMille. Production  Paramount. Scénario Walter Deleon, C. Gardner Sullivan et Jesse Lasky Jr. (d’après la nouvelle de Ernest Haycox, Trouble Shooter). Photographie Victor Milner. Directeurs artistiques Hans Dreier et Roland Anderson. Costumes Natalie Visart. Montage Anne Bauchens. Musique Sigmund Krumgold et John Leipold. Distribution Joel McCrea, Barbara Stanwyck, Robert Preston, Akim Tamiroff, Brian Donlevy. Durée 115 minutes.

Évènement ultérieur: 12 novembre
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